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Le blog !

Un blog dédié au café, au thé et à notre tribu inuite !

Tout en Amérique du Sud

13 avr

Publié par bluetitia, le 13 avr 2011.

Aujourd’hui, pour accompagner notre habituel brésilien Yellow Bourbon, toujours notre pure origine de référence, nous avons choisi deux autres sud-américains que nous n’avions jamais goûtés.

Nous avons testé un fameux colombien, le Supremo, appelé ainsi en raison de la taille de ses grains qui est supérieure à celle des autres grains du pays. Le Supremo provient du département de La Huila, où il pousse dans d’excellentes conditions de climat et de végétation. Le sol est riche et volcanique et les précipitations sont réparties sur toute l’année. Les plantations sont situées de part et d’autre de la vallée qui sépare les Cordillières orientale et centrale, à des altitudes allant jusqu’à 1900m.  Vous qui nous lisez savez maintenant que plus un café pousse en altitude, plus il prend de temps pour se développer, ce qui lui confère plus d’arômes et de complexité, ainsi qu’une meilleure acidité. Celui-ci nous a révélé une acidité agréable et une saveur riche. Comparé aux deux autres cafés de la dégustation, il est plus fort, plus astringent, plus complexe et aromatique.

L’autre découverte du jour venait du Nicaragua. A une centaine de kilomètres au nord de la capitale se trouvent les départements d’Esteli, Madriz et Nueva Segovia, la troisième région d’importance en culture de café dans le pays. En 1993 a été créée la Promotoria de Desarollo Cooperative de las Segovias (Prodecoop), regroupant et protégeant les intérêts de 2300 petits producteurs. La coopérative a fait face à d’importants défis (après une violente guerre civile, l’ouragan Mitch a dévasté le pays en 1998) mais elle s’en sort bien malgré tout en produisant l’un des meilleurs cafés de la région. Un système de pré-payement a été mis en place afin que les producteurs puissent gérer leurs finances sur toute l’année au lieu d’être payés en une seule fois à la fin de la récolte. Au sein de cette coopérative sont également cultivés bananes, haricots et maïs. Les plantations sont situées entre 1100 et 1300m d’altitude, dans un air équilibré, doux et humide, bien que froid. Les grains sont séchés au soleil. La coopérative a même son propre laboratoire de contrôle de qualité avec des « goûteurs de café » qui assurent que les grains produits sont de la meilleure qualité. Et en effet, ce café était merveilleusement rond en bouche, doux et velouté, agréablement cacaoté. Un café sans contrainte pour passer un doux moment en tête à tête avec sa tasse.

Pour ce côté agréablement cosy ainsi que pour son soutien aux communautés du Nicaragua, nous proclamons le Prodecoop notre nouveau café de la semaine! A déguster sur place d’ici les prochains jours, ou à se procurer dans notre igloo pour ramener chez vous et siroter tranquillement.

A la semaine prochaine pour de nouvelles découvertes!

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A nouveau dans les îles…

6 avr

Publié par bluetitia, le 6 avr 2011.

Ce matin, Boréal vous a emmenés une nouvelle fois dans les îles indonésiennes, que nous avions déjà visitées quelques fois, notamment pour les robustas. Cette fois-ci ce sont deux arabicas qui ont fait l’objet de notre dégustation.

Le Kayumas pousse dans l’est de l’île de Java, une région volcanique, dans une plantation gouvernementale de 725ha. Java compte quatre PTP, les « government estates » (Kayumas, Blawan, Djampit et Pancoer) qui de manière générale produisent un café de meilleure qualité que les plantations privées. Les cafés de Java ont un goût « propre » (clean cup), avec le corps des cafés indonésiens mais sans le côté un peu terreux. Le Kayumas a une faible acidité ce qui n’empêche pas un côté légèrement fruité. Son goût reste longtemps dans la bouche mais il manque un peu de relief.

Le deuxième café testé aujourd’hui s’appelle Kalossi et vient de l’île de Célèbes (Sulawesi), entre Bornéo et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le Kalossi est un café très particulier avec beaucoup de personnalité. Il est multidimensionnel et très aromatique, avec un goût de chocolat noir. Son acidité notable fait penser à des sous-bois. Il contient beaucoup d’huile, que l’on voit sur les grains et qui lui confère un côté un peu beurré. Il est idéal en cappuccino car le lait ne lui ôte en rien sa saveur. Nos participants l’ont élu à l’unanimité comme le café de la semaine!

Mercredi prochain nous goûterons à un café du Nicaragua ainsi qu’à un colombien, pour changer un peu. N’oubliez pas de venir!

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Saveurs de l’Inde

30 mar

Publié par bluetitia, le 30 mar 2011.

Comme prévu la dégustation de ce matin nous a emmenés au sud de l’Inde, avec la découverte de deux arabicas.

L’un d’eux porte le bizarre nom de « Plantation » et provient de la région de Mysore/Coorg. Il pousse entre 1000 et 145om d’altitude et est lavé. A l’ouverture du paquet il dégage une délicieuse odeur veloutée et épicée qui fait immédiatement voyager. Ses grains sont assez gros et très réguliers, un café si joli à regarder est de plutôt bonne augure pour la dégustation! En bouche il se révèle très rond et équilibré, doux et onctueux.

Notre deuxième cru est le Balmaadi, de la région de Nilgiris, dans les Blue Mountains du Kerala et du Tamil Nadu.Le Balmaadi O’Valley Estate appartient à un groupe fondé il y a 150 ans par l’écossais John Ochterloney. Ils font également pousser de la stevia, de la cardamome et du thé. Entre 1200 et 1800m d’altitude, les caféiers poussent à l’ombre des sholas (arbres locaux), des cèdres et des figuiers. La plantation se situe dans une réserve naturelle où forcément seule une agriculture strictement biologique est tolérée. La vallée est si riche et pleine de vie sauvage que les exploitants de cet estate tiennent à utiliser les méthodes les moins intrusives possible. Ils couplent donc d’anciennnes traditions vediques et des méthodes bio-dynamiques. Ils fabriquent leur propre compost, ainsi que du « Pachagavyam », un tonique élaboré à partir de cinq produits de la vache (lait, caillé, ghee, bouse et urine) qu’ils font fermenter avant de le sprayer. Au lever du soleil, ils saluent le dieu soleil et lui font des offrandes invoquant sa bénédiction (cela s’appelle « agni hotra »). Les cendre restant de cette courte cérémonie sont utilisées comme fertilisant.

La récolte des cerises mûres se fait à la main et elles sont lavées (processus humide avec fermentation) sur place avant d’être stockées dans des sacs en jute. Balmaadi est un petit producteur produisant un café de haute qualité, vainqueur de « Flavour of India » et du « Fine Cup Award ».

A la dégustation ce café se révèle plus attaquant que le précédent, plus sec mais néanmoins chaleureux, avec des effets rappelant des volutes de cigare que l’on a envie de suivre…

De quoi désigner le Balmaadi comme notre nouveau café de la semaine! Vous pourrez le déguster chez nous en french press ces prochains jours, ou même l’acheter pour rapporter dans votre maison!

Très bonne semaine à tous

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A la découverte des robustas

23 mar

Publié par bluetitia, le 23 mar 2011.

Alors que nous avons, au fil de ces dégustations, découvert une multitude d’arabicas du monde entier, il est temps d’approfondir également notre connaissance de l’autre importante variété de café, Coffea canephora, autrement dit le robusta. Nous avons ciblé aujourd’hui deux régions éloignées l’une de l’autre afin de goûter des différences entre eux.

Le premier nous vient de Bukoba en Tanzanie, région dans laquelle le café est traditionnellement cultivé depuis le 16ème siècle. La tribu Haya récoltait les graines non mûres, les faisait bouillir avec des herbes et les fumait pendant quelques jours avant de les mâcher entières. Mais à l’époque, le café servait surtout de monnaie et était donc synonyme de richesse. Il fallait l’autorisation du roi pour en cultiver. Quand à la fin du 19ème les allemands contrôlent le pays, ils plantent du café partout pour forcer les Hayas à entrer dans le système monétaire. Après la première guerre mondiale ce sont les British qui prennent la région et décident d’exploiter le café. Ils mettent en place des réformes mais cela engendre des conflits avec les méthodes traditionnelles des Hayas. La région de Bukoba ne représente à ce jour qu’une petite partie des exportations de Tanzanie.

Le deuxième robusta que nous avons choisi, le Malangsari, vient d’Indonésie, (île de Java), réputée pour fournir les meilleurs robustas du monde. Le café y est cultivé depuis le 18ème siècle. En 1696, le gouverneur hollandais se trouvant à Malabar (Inde) envoie des graines d’arabica à Java où elles sont plantées mais une inondation met fin à cette première tentative d’exploitation. En 1699 une deuxième plantation parvient à être établie et les premières exportations ont lieu en 1711 par la Dutch East India Company (la VOC en hollandais dans le texte) qui monopolise le commerce jusqu’en 1780. Comme souvent malheureusement, ce commerce qui s’avère juteux pour les colonialistes est beaucoup moins profitable aux populations exploitées pour le mener. Les cultivateurs sont obligés de cultiver du café tout en payant de hautes taxes, les prix sont fixés beaucoup trop bas pour leur permettre de subsister. Ils sont également forcés de cultiver des épices et autres plantes à haute valeur commerciale. La VOC n’hésitait pas à kidnapper des gens pour les forcer à cultiver le café plutôt que le riz dont ils dépendaient pour se nourrir.

A la fin des années 1880, une épidémie de rouille décime le café dans toute la région. L’arabica, plus sensible, est donc peu à peu remplacé par Coffea liberica puis canephora, espèces plus résistantes à la maladie.

Les robustas sont très différents des arabicas à la dégustation, principalement par leur qualité en bouche: ils ont tendance à la « remplir » et à s’y installer. Ils donnent donc une impression beaucoup plus forte que les arabicas, moins aromatique. Ils ont tendance à être plus rustiques, plus terreux. Le Bukoba nous a révélé un arôme très végétal, de sous-bois, voire même un peu de décomposition.

Le Malangsari est plus minéral, plus sec, avec parfois des arômes de fruits à coque et une impression plus cendrée (à l’odeur également). Intéressante comparaison!

La semaine prochaine nous partons à la découverte de deux crus indiens (arabicas). N’hésitez plus à vous joindre à nous!

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Ode à notre torréfacteur

16 mar

Publié par bluetitia, le 16 mar 2011.

Chez boréal, on reste ouvert d’esprit. Nous avons déniché un petit torréfacteur artisanal, qui avait dans son magasin un Yirgacheffe torréfié « il y a moins d’une semaine » selon ses dires. Nous sommes toujours heureux de rencontrer des passionnés comme ça! Comme nous avons dégusté pas mal de Yirgacheffe ces dernières semaines et qu’il est tout à fait délicieux, nous nous sommes dit que ce serait une bonne occasion de le regoûter en le comparant à celui de notre torréfacteur personnel, ceci afin de compléter notre étude poussée de ce café (pour ceux qui se souviennent, nous avons déjà comparé le Yirgacheffe « normal » avec le Max Havelaar – Bio).

En ouvrant les paquets et en sortant quelques grains, nous nous trouvons immédiatement confrontés à des différences flagrantes. Est-ce vraiment le même café à la base? Est-ce qu’une torréfaction menée différemment peut vraiment altérer les grains au point de donner des cafés si dissemblables? La taille des grains était plus ou moins la même dans les deux paquets, mais ceux du petit torréfacteur inconnu (pour ne pas le citer) était beaucoup plus secs et rabougris, ce qui déjà à première vue n’est guère engageant. De plus, certains grains avaient encore des bouts de pergamino (l’enveloppe de la graine, qui après lavage n’a plus rien à faire sur le café…). La couleur montrait qu’il était torréfié beaucoup moins fort que le notre, ce qui n’est pas forcément une erreur. A l’odeur, rien à voir. Alors que notre Yirga Boréal habituel laisse échapper une douceur chocolatée et une odeur agréablement humide, l’autre fait plus penser à de la végétation de sous-bois en décomposition malgré un côté sec de tabac. Lors de l’infusion, il ne fit aucune jolie mousse comme sont sensés le faire les cafés moulus sur lesquels on fait couler de l’eau chaude.  Il a un aspect beaucoup plus flotteux que les autres, dû à sa clarté. Quant au goût, malheureusement une acidité envahissante et plutôt désagréable couvre les saveurs qu’il aurait pu avoir. Les participants à la dégustation n’ont vraiment pas apprécié! Ils l’ont qualifié de « jus de chaussette » et ont trouvé entre autres qu’il ressemblait aux « faux cafés » genre chicorée, avec un côté vraiment herbeux. Les plus connaisseurs ont quand même décelé des notes de tabac, voire de fruits rouges, et surtout un très clair goût de citron, mais le citron qui fait crisser le palais.

C’est sans grande surprise donc que nous élisons à nouveau notre Yirgacheffe comme café de la semaine! D’accord, il l’a déjà été il y a peu de temps, mais il est si délicieux que nous sommes persuadés que ceux d’entre vous qui n’ont pas eu l’occasion de le goûter ou qui ont déjà fini leur paquet seront heureux de pouvoir se le procurer à nouveau sous l’igloo Boréal, fraîchement torréfié par les soins de notre torréfacteur chéri. Et comme on ne lésine pas sur la classe, c’est à nouveau dans sa version labellisée Bio et Max Havelaar que nous vous le proposerons!

La semaine prochaine, pour changer, nous allons goûter des robusta! En provenance de deux continents différents afin de continuer notre travail de comparaison. En espérant vous voir nombreux, nous vous souhaitons une jolie semaine.

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Boréal chez les Incas

10 mar

Publié par bluetitia, le 10 mar 2011.

Pour notre dégustation de ce mercredi, nous sommes restés en Amérique du Sud avec une première visite au Pérou, dont nous n’avions jusqu’ici dégusté aucun cru.

Le Chanchamayo pousse à 1700m d’altitude dans la vallée de la rivière Chanchamayo, qui est la principale région productrice du Pérou (avec 40% des exportations). Nous sommes dans le bassin amazonien des Andes, à l’est de Lima. Le Pérou figure parmi les principaux pays exportateurs de café, surtout pour le café bio et fairtrade. La culture du café s’y est développée surtout dès le milieu du XXème, le climat y étant naturellement adapté. Durant les années 1990, la production a énormément augmenté en raison d’un effort gouvernemental en vue de remplacer la culture de coca, mais récemment, la chute des prix du café tend à inverser cette tendance (cultiver de la coca rapporte 10 fois plus…). Le Chanchamayo que nous avons dégusté provient de La Florida Co-op, une coopérative établie en 1966, regroupant les producteurs de la région et menant des projets d’aide à la communauté (fourniture de matériel aux écoles, mise en place de microcrédits…). Le café est lavé et séché au soleil. Lire la suite de cette entrée »

Dégustation comparée professionnelle chez Boréal!

16 fév

Publié par bluetitia, le 16 fév 2011.

C’était du sérieux aujourdhui chez Boréal!

Nous avons fait travailler nos papilles sur 4 cafés provenant de la même région en Ethiopie, afin d’apprendre à discerner leurs subtiles différences.

Yirgacheffe, dont le nom signifie « herbe coupée », se trouve dans la région de Sidamo au sud-ouest de l’Ethiopie. Il s’agit d’une région réputée pour la production d’un café au caractère unique. Les Yirgacheffe ont déjà fait l’objet de dégustations chez Boréal, l’un lors de la toute première dégustation en décembre, et l’Idido Misty Valley la semaine dernière. Comme il existe également un Yirgacheffe certifié Bio et Max Havelaar, nous avons trouvé qu’il serait fort intéressant de les réunir tous les 3 lors de la même dégustation afin de les comparer. Une surprise de dernière minute s’y est ajoutée: nous avons reçu un paquet de Yirgacheffe bio de chez Starbucks!

Les Yirgacheffe sont des cafés lavés, moyennement corsés et équilibrés, au goût fruité, vineux, fleuri et légèrement épicé. La comparaison du Yirgacheffe « normal » et du Yirgacheffe labellisé Bio-Max Havelaar-Öko BCS (provenant donc du même endroit mais pas des mêmes fermes) nous a permis de déceler plus de subtilité et de finesse chez le Max Havelaar. Il dévoilait plus d’arômes, un peu plus d’acidité avec de belles notes florales et un goût de citron plus prononcé que dans le non-certifié, qui malgré tout lui ressemblait fortement. Le non-certifié avait quant à lui un peu plus de consistance.

L’Idido Misty Valley, comme expliqué la semaine dernière, bénéficie d’une technique de préparation un tout petit peu différente (semi-humide). Au lieu de passer par l’étape de fermentation avant le lavage, les grains sont séchés au soleil alors qu’ils sont encore dans le fruit. C’est probablement ce qui confère à ce café son délicieux goût de fruits rouges et de jus de raisin, qui le distingue totalement des autres Yirgacheffe malgré la proximité géographique des plantations.

Quant au dernier café du jour, torréfié par nos amis de chez Starbucks… Nous l’avons goûté en laissant de côté tous nos préjugés, mais force est de constater qu’il n’était pas à la hauteur des trois autres en matière de qualité. Déjà en regardant les grains on constatait qu’ils étaient irréguliers et cassés. Puis lors de la dégustation, on n’y sentait pas les arômes, ni de citron, ni de fruits rouges, pourtant si présents dans les autres. Il restait plutôt plat avec un goût de brûlé. Deux explications à cela: premièrement, il était loin d’être frais, ayant été torréfié en mai dernier, c’est à dire il y a environ 9 mois. Starbucks se vante d’avoir mis au point des sachets conservant les grains torréfiés pour une longue durée, mais en matière de fraîcheur il n’y a pas de miracle. Si vous voulez qu’un café vous dévoile toute la puissance et la structure de ses arômes, il faut le consommer au plus vite, dans les premières semaines voire les premiers mois après sa torréfaction. Par exemple :) … Les cafés servis chez Boréal aujourd’hui même ont été préparés à partir de grains torréfiés le 14 février! La date de torréfaction figure toujours sur les paquets que nous vous vendons ainsi que sur ceux que nous utilisons, ainsi vous êtes toujours certains d’avoir droit à un café frais.

Deuxièmement, la torréfaction pratiquée par Starbucks, en tout cas sur ce café, était trop forte. C’est ce qui a donné ce goût de brûlé dans la tasse (que l’on décèle également au nez), qui couvre tous les reliefs et les subtilités que ce café aurait pu avoir. C’est bien dommage, car le Yirgacheffe bio est un grand cru. Chaque café a ses spécificités et doit être traité d’une certaine façon afin de se révéler sous son meilleur jour.

Tout ceci fut fort instructif!

Il ne nous restait plus qu’à nommer le café de la semaine: attention, roulement de tambour… Il s’agit du Yirgacheffe labellisé Bio-Max Havelaar-Öko BSC, et ses arômes citronnés et floraux, mmmh, un délice à venir chercher directement au Boréal ces prochains jours!

Pour changer un peu de l’Afrique, nous retournons la semaine prochaine en Amérique Centrale, au Guatémala plus exactement, avec deux crus de là bas que nous nous réjouissons de découvrir en votre compagnie.

A bientôt!

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Boréal retourne aux origines

9 fév

Publié par bluetitia, le 9 fév 2011.

Un double retour aux sources pour la dégustation Boréal de ce matin! Retour à l’origine du café lui-même avec le Zege, en provenance d’une région où le café pousse encore à l’état sauvage, et retour à des méthodes de préparation ancestrales avec l’Idido Misty Valley.

L’Idido Misty Valley se trouve dans les collines entourant la petite ville de Yirgacheffe, réputée pour ses cafés au caractère unique. Les plantations se situent vers 2000m d’altitude, ce qui laisse pas mal de temps aux fruits pour se développer. Généralement la pulpe du fruit est enlevée avant de faire sécher la graine, mais la méthode ancestrale éthiopienne voulait que l’on laisse le fruit entier sécher au soleil avant de le décortiquer. Cette technique, quasi perdue à cause de l’introduction de la méthode à fermentation, a fait l’objet de recherches par la famille Bagersh dans l’Idido Misty Valley, et ils produisent à nouveau du café de cette façon. Le café est ensuite lavé.

Le résultat est un café hyper fruité rappelant Lire la suite de cette entrée »

Un igloo dans les Caraïbes

2 fév

Publié par bluetitia, le 2 fév 2011.

Séduits la semaine passée par le Jamaica Blue Mountain, nous sommes restés ce mercredi dans les îles des alentours de la Jamaïque afin de goûter à leurs cafés.

Nous avions sélectionné un café d’Haïti, nommé XXXXX (5X) ce qui représente la meilleure classification des cafés vendus sur l’île. Haïti se situe sur la partie ouest de l’île d’Hispaniola (l’autre partie de l’île appartenant à la République Dominicaine). Malgré une histoire politique récente mouvementée et un taux de pauvreté extrêmement élevé, Haïti possède un passé florissant et son café, surnommé « la perle noire », était parmi les plus renommés. La culture du café a été importée de la Martinique par les Jésuites en 1726.

Le XXXXX est un café naturel (non-lavé) aux grains impressionnants par leur taille. Racé et animal au nez, d’une odeur presque fumée rappelant les cigares, il a une très puissante attaque en bouche (presque trop pour nos goûteurs de ce matin!) avec un goût corsé et rustique de terre humide. Il est intéressant de constater que malgré sa puissance il ne s’attarde pas en bouche.

Notre deuxième star du jour était un café de Cuba, le Turquino, nommé d’après le plus haut pic montagneux de Cuba. Paradoxalement, il reste néanmoins de relativement basse altitude par rapport aux autres cultures de café dans les Caraïbes, ce qui lui donne un goût plus propre. Il s’agit d’un café lavé, au goût riche et crémeux, doux avec des sous-notes de miel. En refroidissant, il nous rappela indéniablement les cigares qui peuplent aussi son île natale. Comme il provient d’une petite production, il reste un café assez rare et donc recherché. Tous les participants l’ont apprécié et on comprend donc qu’ils soit parfois mentionné en même temps que le Blue Mountain!

Après tous ces voyages dans des pays où la culture de café a été importée plus où moins récemment, nous avons envie pour la semaine prochaine de retourner un peu en Ethiopie, le berceau de l’arabica, où le café pousse même encore parfois à l’état sauvage! Rejoignez-nous donc pour un petit retour aux sources avec deux originaires d’Ethiopie!

Et en attendant, passez une jolie semaine =) !

L’influence évidente du terroir

27 jan

Publié par bluetitia, le 27 jan 2011.

La dégustation d’aujourd’hui n’avait pas seulement pour but de nous faire goûter au fameux Jamaica Blue Mountain, l’un des cafés les plus recherchés au monde, malgré le plaisir que cela nous a procuré. Elle avait aussi pour but de nous démontrer l’influence de la région dans laquelle les grains poussent, car nous avions également un café en provenance de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui a été obtenu à partir de semences de Blue Mountain. La même plante, poussant dans deux environnements différents, donne deux cafés bien distincts!

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