Toute une expérience cette quatrième dégustation!
Notre ami nous a donc rapporté de son voyage à Madagascar un café tout à fait pittoresque! Il a même assisté à sa torréfaction, totalement artisanale, dans une marmite en terre cuite posée sur le feu. Juste avant la fin, des gousses de vanille et une poignée de sucre ont été jetés dans les grains pour les parfumer. Nous n’avons pas tellement d’informations quant au café lui même, de quelle culture il provient, quelle variété, quelle méthode de décorticage,mais pour une fois le but n’était pas là, nous voulions simplement goûter à un café carrément différent et original, puisque l’opportunité nous en était donnée.
Madagascar cultive les deux espèces de café, à savoir Coffea arabica et Coffea canephora (le robusta), et utilise tantôt la méthode sèche,tantôt la méthode « lavée », si bien que nos grains pouvaient être quasi n’importe quoi… au vu de leur forme, il s’agissait probablement d’un mélange d’arabica et de robusta, quant à savoir quelle méthode a été utilisée, impossible à dire car ils étaient… noirs… (en observant la couleur du sillon central des grains, on peut normalement déterminer s’ils ont été lavés ou non, mais cela s’avéra impossible avec ceux-ci!) A l’odeur, on y sentit bien la vanille, la vraie bonne vanille de Mada, dont on retrouvait même les gousses au milieu des grains. En revanche au goût, c’est plutôt le côté feu de bois qui prenait le dessus… Ces grains ont malheureusement subi une torréfaction un peu trop poussée (en gros, ils ont été cramés!). Mais tous les dégusteurs en herbe ont apprécié le voyage!
L’autre partie de la dégustation était un café yéménite, le Mocca Matari. Le Yémen est le premier pays au monde à avoir cultivé du café! Tous les cafés qui en proviennent sont également appelés des mochas, simplement parce qu’ils prennent le nom du port depuis lequel ils quittent le Yémen. Celui-ci, de la région de Matari, est un café non-lavé, et même s’il ne possède pas de certification bio, il reste cultivé comme il l’a été depuis la nuit des temps, donc sans engrais chimiques. Sa torréfaction est un art délicat, car trop foncée elle risque de révéler un goût de « moisi terreux », voire même d’huile de moteur… Mais avec le bon degré de torréfaction, soit juste avant le deuxième crack, il peut déclencher dans votre bouche une explosion fruitée de myrtille et de framboises séchées, avec des arrières notes de chocolat. Notre dégustation nous a surtout permis de goûter à sa douceur boisée, délicieuse.
La semaine prochaine, pas de dégustation officielle! Nous serons de retour mercredi 5 janvier, prêts à exaucer vos souhaits les plus fous (en matière de café)! Si vous avez des envies particulières de découverte, des propositions pour nos dégustations ou toute sorte d’idée, exprimez-vous! Ici sur le blog, par mail, sur Facebook ou face-à-face, nous sommes là pour vous écouter!
En attendant de vos nouvelles, chers amoureux du café, excellent Noël à tous!
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